Fabrizio Moro. Si vous ne connaissiez pas encore cet italien, maintenant c'est fait avec le clip ci-dessus. Et avouez que, sans connaitre les paroles, cette chanson sonne bien. Mais quand vous aurez lu la traduction ci-dessous, alors là ! Et oui, une chanson contre la mafia, dédiée à tous ceux qui ont lutté pour la liberté en sacrifiant la leur et souvent leur vie. Fabrizio Moro a gagné le festival de San Remo en Italie, catégorie jeune, le 28 février dernier avec cette chanson. A quand une chanson de cette qualité à nos victoires de la musique ?
"Pensa" de Fabrizio Moro
Ci sono stati uomini che hanno scritto pagine
Appunti di una vita dal valore inestimabile
Insostituibili perché hanno denunciato
Il più corrotto dei sistemi troppo spesso ignorato
Uomini o angeli mandati sulla terra per combattere una guerra
Di faide e di famiglie sparse come tante biglie
Su un isola di sangue che fra tante meraviglie
Fra limoni e fra conchiglie... massacra figli e figlie
Di una generazione costretta a non guardare
A parlare a bassa voce a spegnere la luce
A commententare in pace ogni pallottola nell'aria
Ogni cadavere in un fosso
Ci sono stati uomini che passo dopo passo
Hanno lasciato un segno con coraggio e con impegno
Con dedizione contro un'istituzione organizzata
Cosa nostra... cosa vostra... cos'è vostro?
E nostra... la libertà di dire
Che gli occhi sono fatti per guardare
La bocca per parlare le orecchie ascoltano...
Non solo musica non solo musica
La testa si gira e aggiusta la mira ragiona
A volte condanna a volte perdona
Semplicemente
Pensa prima di sparare
Pensa prima di dire e di giudicare prova a pensare
Pensa che puoi decidere tu
Resta un attimo soltanto un attimo di più
Con la testa fra le mani
Ci sono stati uomini che sono morti giovani
Ma consapevoli che le loro idee
Sarebbero rimaste nei secoli come parole iperbole
Intatte e reali come piccoli miracoli
Idee di uguaglianza idee di educazione
Contro ogni uomo che eserciti oppressione
Contro ogni suo simile contro chi è più debole
Contro chi sotterra la coscienza nel cemento
Pensa prima di sparare
Pensa prima di dire e di giudicare prova a pensare
Pensa che puoi decidere tu
Resta un attimo soltanto un attimo di più
Con la testa fra le mani
Ci sono stati uomini che hanno continuato
Nonostante intorno fosse tutto bruciato
Perché in fondo questa vita non ha significato
Se hai paura di una bomba o di un fucile puntato
Gli uomini passano e passa una canzone
Ma nessuno potrà fermare mai la convinzione
Che la giustizia no... non è solo un'illusione
Pensa prima di sparare
Pensa prima dì dire e di giudicare prova a pensare
Pensa che puoi decidere tu
Resta un attimo soltanto un attimo di più
Con la testa fra le mani
Pensa.
Pensa che puoi decidere tu
Resta un attimo soltanto un attimo di più
Con la testa fra le mani
"Pense" de Fabrizio Moro (traduction d'après des informations trouvées sur le net)
Il y a eu des hommes qui ont écrit des pages
Notes d’une vie d’une valeur inestimable
Des hommes irremplaçables parce qu’ils ont dénoncé
Le système le plus corrompu et trop souvent ignoré
Des hommes ou des anges envoyés sur terre pour combattre une guerre
De querelles et de familles séparées comme des billes
Sur une île en sang qui parmi tant de merveilles
Parmi les citrons et les coquillages massacre des fils et des filles
D’une génération contrainte à ne pas voir
A parler à voix basse et à éteindre la lumière
A commenter en silence chaque balle de pistolet
Chaque cadavre dans un fossé
Il y a eu des hommes qui pas à pas
Ont laissé un signe avec courage et engagement
Avec dévouement contre une institution organisée
"Cosa nostra" (nom de la mafia sicilienne), votre idée, quelle est la vôtre?
La nôtre, c'est la liberté de dire
Que les yeux sont faits pour regarder
La bouche pour parler, les oreilles écouter
Pas seulement la musique, pas seulement la musique
La tête tourne et ajuste sa ligne de mire, réfléchis
Quelquefois condamne, quelquefois pardonne
Simplement
Pense avant de tirer
Pense avant de dire et de juger, essaie de penser
Pense que tu peux décider, toi
Reste un instant seulement, un instant de plus
La tête entre tes mains
Il y a eu des hommes qui sont morts jeunes
Mais conscients que leurs idées
Resteraient à travers les siècles comme des paroles hyperboles
Intactes et réelles comme de petits miracles
Idées d’égalité et idées d’éducation
Contre chaque homme qui exerce l'oppression
Sur son semblable, sur celui qui est plus faible
Sur ceux qui sous-terre ont la conscience dans le ciment (la mafia a pour coutume d'enterrer vivants dans le ciment les gens qu'elle veut faire disparaître)
Pense avant de tirer
Pense avant de dire et de juger, essaie de penser
Pense que tu peux décider, toi
Reste un instant seulement, un instant de plus
La tête entre tes mains
Il y a eu des hommes qui ont continué
Alors qu'autour d'eux tout brûlait
Parce qu’au fond cette vie n’a pas de sens
Si tu as peur d’une bombe ou d’un fusil pointé
Les hommes passent et cette chanson passe
Mais persone ne pourra nous enlever la conviction
Que la justice, non, elle n’est pas juste une illusion.
Pense avant de tirer
Pense avant de dire et de juger, essaie de penser
Pense que tu peux décider, toi
Reste un instant seulement, un instant de plus
La tête entre tes mains
Pense
Pense que tu peux décider, toi
Reste un instant seulement, un instant de plus
La tête entre tes mains